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Australie
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| Pas
de doute : Ayers Rock (Uluru en
aborigène) est à la hauteur et
les Walibis sont adorables, mais
comment se fait-il que nous ne
nous soyons pas vraiment senti
conquis par l'Australie ? |
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Bon, à la réponse à la question que nous laissions
en suspens la semaine dernière, à savoir :
" l'Australie va-t-elle se révéler à nous
dans toute sa grandeur dans le désert aborigène
? " est : " oui et non ". Oui, parce qu'avec
notre bon camping-car Maui, nous avons retrouvé
les joies de la liberté et qu'Uluru (Ayer's
Rock) est réellement impressionnant. Non parce
que le contact ne s'est pas vraiment établi
avec les Australiens et que ce défaut de chaleur
humaine a empêché ce séjour d'être totalement
satisfaisant... (Mais c'est que l'on devient
difficile après tous ces bonheurs récents...)
Alice Springs pour commencer Il faisait
bien 35°c lorsque nous avons débarqué à Alice
Springs et pris possession de notre fidèle
camping-car Maui (merci Asia). Deux jours
nous ont permis de constater le grand écart
existant entre le succès de l'art aborigène
(exposé et vendus partout, véritable porte-drapeau
de l'Australie) et la réalité quotidienne
de ce peuple nié et pratiquement détruit.
Quelques uns (artistes, entrepreneurs dans
le tourisme, défenseurs de la culture aborigène,
rangers...) s'en sortent assez bien, les autres,
en plus grand nombre, ne se sont absolument
pas intégrés dans la société australienne.
On en voit errer énormément dans les rues
de la grande ville du centre rouge. Dans un
triste état...
Il faut dire que la politique de séparation
des enfants de leur famille pour les placer
dans des " établissements " anglophones pour
assimilation forcée n'a cessé qu'en 1967.
Plusieurs générations définitivement perdues.
Difficile de remonter la pente. Pourtant une
bref tour organisé par le Centre Aborigène
nous a permis d'avoir un aperçu de la plus
ancienne culture du monde... Vraiment passionnante.
Et puis qu'est-ce que c'est beau ici.
Quel
désert ? Pas vraiment le désert en
fait et heureusement. Le bush donc, une sorte
de savane peuplée de tas d'animaux. La grande
rencontre, cela a été les Wallabis. Ces kangourous
miniatures sont vraiment craquants. Ils sont
partout dans les collines rocheuses alentours
et se laissent parfois approcher. Quand cela
arrive et qu'ils viennent vous manger dans
la main, quel régal ! Les enfants ne s'en
lassaient pas. On a bien aimé aussi pouvoir
prendre dans ses mains les incroyables lézards
du Reptile Center (Alice Springs). Dommage
qu'ils nous aient gardé notre superbe " brown
Snake " (deuxième serpent le plus venimeux
au monde), que nous avions trouvé écrasé sur
la route et comptions bien emporter dans nos
valises pour notre collection... Absolument
illégal paraît-il. Tout comme la vente d'alcool
(même à 90°C) pour le conserver. (Malheureusement),
nous avons eu l'occasion d'avoir un aperçu
assez complet des reptiles en nous arrêtant
à chaque fois que nous apercevions quelque
chose sur la route. Tiens, nous avons même
déniché une " Red Back ", la seule araignée
mortelle du pays. Noire avec un beau trait
rouge sur le dos. Minuscule avec ça.
Road movie again
Car nous avons beaucoup roulé dans notre campervan.
Après une excursion d'une journée en 4x4 de
location à Palm Valley (le pied), nous avons
pris la route de King's Canyon. 450 km à travers
le bush, les road-trains à trois remorques
qui vous secouent au passage, les paysages
immenses qui défilent et le point de chute
magnifique. Grande gorge rouge aux crêtes
déchiquetées, aux roches sculptées par le
vent et l'eau. Avec une baignade dans une
eau de source divine au cœur de la montagne
où se trouve une incroyable oasis. Nous avons
même réussi l'exploit de faire marcher les
enfants 3 h, en économisant gravement l'eau
pour les mettre dans l'ambiance traversée
du désert, aventure et compagnie. Une magnifique
journée. Puis encore 400 km jusqu'à Ayers
Rock, que l'on croit apercevoir 80 km trop
tôt. Ce n'est " que ", le mont Connor qui
se profile à l'horizon : superbe vmontagne
plate à la manière Arizona et qui a plus que
fière allure.
La magie d'Uluru
Uluru, c'est encore autre chose. Nous y arrivons
pile pour le coucher du soleil et le rocher
sacré des Aborigènes s'embrase. C'est exactement
comme vivre une carte postale. Et c'est vraiment
bien. A-t-on eu LA photo ? Uluru, on l'aime
encore plus le lendemain en en faisant le
tour de tout près. On scrute ses rides, on
déchiffre les formes et les blessures de l'énorme
animal échoué là personne ne sait comment.
Mais pas question pour nous de le grimper
à la file indienne organisée en s'accrochant
au ridicule cordage installé sur l'une de
ses faces. Uluru ne donne pas l'envie d'être
" conquis ". Ce serait une erreur. C'est ce
que pensent les Aborigènes et que nous avons
ressenti à son spectacle. Attraction, pas
parc d'attraction.
Et
de nouveau ces tableaux inspirés aux artistes
aborigènes et exposés partout, vraiment fabuleux.
Mais à quel prix ! Même en retirant un zéro
on s'interroge encore. L'endroit reste hautement
touristique. Qu'importe, nous nous plaisons
dans cette vastitude, même si le temps commence
à virer à la pluie et que le coucher de soleil
sur Kata Tjuta (les monts Olga, tout proches
et très beaux eux aussi) est un fiasco. Idem
de la ballade à cheval et de notre tentative
pour devenir prospecteurs (en trouvant des
gemmes de Zircon et opales au ranch Gem Tree
à 140 km au nord d'Alice). Tout tombe à l'eau
avec les orages qui s'abattent sur le centre.
Sérieux, comme tout ici. Tout sauf la visite
des vallées de la Mac Donnell Range, la deuxième
chaîne de montagnes du pays : gorges étroites,
canyons avec piscines naturelles, carrière
d'ocre, sources, Tout se passe sur 120 km
entre Alice Springs et Glenn Helen et ça vaut
vraiment le détour. On a adoré (avec une rencontre
en face à face avec un wallabi sociable.
Sydney, le retour Et nous voici de retour
dans notre bon petit hôtel hyper sympa de
Bondi, une plage géniale et LE quartier le
plus sympa de la capitale. On travaille :
lessives, mails, école, articles et on apprécie
ces derniers moments dans le Pacifique. Asie,
nous voilà. Avec joie.
Bons
plans et bonnes adresses :
Super hôtel sympa à Bondi, Sydney, avec pas
mal d'étudiants français qui y vivent à demeure,
demi-pension donnée, terrasse et personnel
du tonnerre : le Bondi Beachhouse. A l'angle
de Fletcher et Dellview street. Tél 02 9365
2088 ; mail : bondi@intercoast.com.au
Le parc de séjour de Heavytree Resort, à l'entrée
de la ville d'Alice Springs (bungalows ou
site pour campervans). Ce n'est pas le plus
confortable mais les rock wallabis sauvages
descendent tous les soirs vous manger dans
la main. Génial, surtout avec des enfants.
Dialoguez
avec la famille Bourgine !
Texte
et Photos : La famille Bourgine pourTravelprice.
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