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Canada
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Grand-Nord avec chiens de traîneau
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| Chacun
d'entre nous avait droit à un
joker. Celui de notre fille Hannah
était d'effectuer un raid en chien
de traîneaux. Comme il était impossible
de le caser dans le parcours du
tour du monde, nous l'avons réalisé
en avant-première durant les vacances
de février... au Québec. |
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Le
19 février dernier, nous embarquons donc pour
Montréal. A l'arrivée, un van nous conduit
à 350 km plus au Nord, dans la grande
forêt des Laurentides jusqu'à la pourvoierie
de Cockanagog ("les eaux impétueuses" en indien).
Après une nuit de sommeil et un premier petit-déjeuner
américain (oeufs, bacon et sirop d'érable)
qui impressionne beaucoup les enfants, nous
faisons connaissance avec les chiens et apprenons
le maniement du traîneau. C'est très simple
en fait : les chiens ne pensant qu'à tirer,
la difficulté est plutôt de les freiner et
de maintenir le traîneau à l'arrêt lors des
pauses.
Chacun
son traîneau et "ses" chiens
Les enfants ont deux chiens chacun, Sandra
trois, moi quatre et notre super guide Patrick
six. Mais il transporte avec lui toute la
nourriture du raid. Dès l'après-midi, nous
voilà partis tous les six en file indienne
dans "les bois" pour six jours... L'impression
de glisse est immédiatement grisante. C'est
merveilleux de traverser ces paysages changeants
(forêts de bouleaux et sapins, lacs gelés
immaculés, grandes clairières) dans un silence
absolu. Nous faisons chaque jour 20 à 30 kilomètres
à traîneau. Le midi, nous allumons un feu
de branches mortes sur la neige tassée pour
réchauffer sandwichs et saucisses (toujours
les mêmes, les enfants n'en pourront plus
au bout de trois jours !).
Ma
cabane au Canada pour de vrai
Puis nous repartons, en descendant parfois
du traîneau dans les côtes pour soulager les
chiens. Les paysages défilent et on ne se
lasse pas. Chaque soir, nous arrivons dans
une cabane en rondins ou une grande tente
refuge. On se répartit aussitôt les tâches
: désharnacher les chiens, préparer leur gamelle
(en fendant à la hache d'énormes blocs de
viande congelée), percer la glace du lac avec
une méga-chignole pour avoir de l'eau, allumer
le poële à bois (l'un d'eux datait de 1776
!), préparer couchages et dîner, etc.
- 35° C au thermomètre
Très vite, la chaleur du poële emplit le petit
espace et on quitte une à une nos nombreuses
épaisseurs de vêtements (jusqu'à cinq). Après
le repas, on joue aux cartes et on écoute
Patrick raconter des histoires de trappeurs
avec son bel accent, puis soudain, les chiens
se mettent à hurler à la mort dans le silence
de la forêt. C'est prenant. On sort sous les
étoiles pour les écouter. Pas longtemps...
dehors, il fait - 35° C. On prépare les collets
et les lignes pour le lendemain (on sera toujours
bredouilles !) et les enfants s'endorment
en récitant les noms de tous les chiens. On
a eu le grand beau et aussi la neige, la totale.
C'était génial.
Dialoguez
avec la famille Bourgine !
Texte
et Photos : La famille Bourgine pourTravelprice.
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